Pourquoi les rivières sont restées si poissonneuses
Comment se fait-il que les rivières slovaques que je pêche — ou que je fais découvrir à des pêcheurs français — soient restées si poissonneuses au fil du temps, alors qu’en tant d’autres endroits, de bonnes journées de pêche semblent appartenir à un autre temps ?
En fait, tout repose sur trois éléments étroitement liés : la qualité des eaux, la gestion des rivières et une réglementation particulièrement rigoureuse.
Beaucoup de ces eaux naissent dans les Basses Tatras et ne subissent quasi aucune pollution sur les parcours choisis. Ici, la pluviométrie reste importante, de 900 à 1 200 mm par an.
À cela il faut ajouter une gestion exemplaire avec de nombreux secteurs protégés, des soutiens aux populations piscicoles de qualité, tant en gestion patrimoniale qu’halieutique.
Cet ensemble apporte ses fruits, car il est complété par une réglementation exigeante.
L’obtention du permis de pêche nécessite la réussite d’un examen. Il n’existe pas de réciprocité entre associations, les mailles sont élevées et les quotas appropriés.
Le carnet de captures limite à 40 le nombre de prises annuelles conservées, toutes espèces confondues. Sur les eaux à truites, la pêche est autorisée trois jours par semaine. La garderie est très présente et les cours d’eau sont entretenus.